Laurent Terzieff est un acteur et metteur en scène français, né le 27 juin 1935 à Toulouse (France), et mort le 2 juillet 2010 à Paris.

Il est le fils d'une plasticienne française et d'un sculpteur russe émigré en France pendant la Première Guerre mondiale.
Adolescent, il se passionne pour la philosophie et la poésie. A quinze ans, il assiste fasciné à la représentation de "La Sonate des spectres" de Strindberg, mise en cène par Roger Blin. C'est le déclic. Il fait ses débuts sur scène à dix-sept ans au Théâtre de Babylone de Jean-Marie Serreau dans "Tous contre tous" d'Adamov, auteur et ami qu'il affectionne.
En 1961 il rencontre l'actrice Pascale de Boysson, qui sera sa partenaire dans la vie et sur scène. Il fonde avec elle la compagnie Laurent Terzieff, qui sera hébergée dans les petits théâtres privés (Lutèce, La Bruyère, Lucernaire).
C'est au théâtre, sa véritable passion, qu'il consacrera sa vie, désireux de faire partager par cet intermédiaire, sa passion pour la poésie. Il se considère comme un pourvoyeur de texte, devoir important selon lui de sa vie d'homme de théâtre. C'est ainsi qu'il part à la recherche de textes neufs, d'auteurs inconnus ou mal connus. Il a ainsi brillamment contribué à faire connaitre nombre d'entre eux, la plupart anglo-saxons (notamment Ronald Harwood, Brian Friel, Eugène O'Neill, Murray Schisgal).
Sa dernière interprétation au théâtre sera celle de Philoctète, dans une version française écrite par Jean-Pierre Siméon.
Parallèlement au théâtre, il poursuit sa carrière cinématographique. Après une première apparition remarquée dans "Les tricheurs", il tourne trois films avec Claude Autant-Lara ("Les Régates de San Francisco", "Le Bois des amants" et "Tu ne tueras point") et "La Prisonnière" avec Henri-Georges Clouzot. Partenaire de Brigitte Bardot dans "À c½ur joie", il joue ensuite un rôle de marginal dés½uvré dans "Les Garçons" de Mauro Bolognini (1959), de Pasolini qu'il retrouvera plus tard dans "Médée". En France, Luis Buñuel le fait tourner dans "La Voie lactée" en 1969.
Les années post 1980 le voient se faire plus rare sur la toile. Il apparaît tout de même dans différents rôles, notamment dans "Rouge baiser", "Germinal" en 1993, ou encore "Mon petit doigt m'a dit".
Il remporte le Molière du comédien lors de la 24ème cérémonie des Molières, le 25 avril 2010 pour ses rôles dans "L'Habilleur" (2009) et "Philoctète" (2009/2010).
Il meurt le 2 juillet 2010 à l'hôpital de la Salpêtrière de Paris suite à des complications pulmonaires après avoir été souffrant pendant plusieurs semaines. Le monde du théâtre a pleuré l'un de ses plus grands maîtres, une voix singulière, exigeante et généreuse qui a profondément marqué la création contemporaine.
Il repose auprès de ses parents, au cimetière du Montparnasse.

Il est le fils d'une plasticienne française et d'un sculpteur russe émigré en France pendant la Première Guerre mondiale.
Adolescent, il se passionne pour la philosophie et la poésie. A quinze ans, il assiste fasciné à la représentation de "La Sonate des spectres" de Strindberg, mise en cène par Roger Blin. C'est le déclic. Il fait ses débuts sur scène à dix-sept ans au Théâtre de Babylone de Jean-Marie Serreau dans "Tous contre tous" d'Adamov, auteur et ami qu'il affectionne.
En 1961 il rencontre l'actrice Pascale de Boysson, qui sera sa partenaire dans la vie et sur scène. Il fonde avec elle la compagnie Laurent Terzieff, qui sera hébergée dans les petits théâtres privés (Lutèce, La Bruyère, Lucernaire).
C'est au théâtre, sa véritable passion, qu'il consacrera sa vie, désireux de faire partager par cet intermédiaire, sa passion pour la poésie. Il se considère comme un pourvoyeur de texte, devoir important selon lui de sa vie d'homme de théâtre. C'est ainsi qu'il part à la recherche de textes neufs, d'auteurs inconnus ou mal connus. Il a ainsi brillamment contribué à faire connaitre nombre d'entre eux, la plupart anglo-saxons (notamment Ronald Harwood, Brian Friel, Eugène O'Neill, Murray Schisgal).
Sa dernière interprétation au théâtre sera celle de Philoctète, dans une version française écrite par Jean-Pierre Siméon.
Parallèlement au théâtre, il poursuit sa carrière cinématographique. Après une première apparition remarquée dans "Les tricheurs", il tourne trois films avec Claude Autant-Lara ("Les Régates de San Francisco", "Le Bois des amants" et "Tu ne tueras point") et "La Prisonnière" avec Henri-Georges Clouzot. Partenaire de Brigitte Bardot dans "À c½ur joie", il joue ensuite un rôle de marginal dés½uvré dans "Les Garçons" de Mauro Bolognini (1959), de Pasolini qu'il retrouvera plus tard dans "Médée". En France, Luis Buñuel le fait tourner dans "La Voie lactée" en 1969.
Les années post 1980 le voient se faire plus rare sur la toile. Il apparaît tout de même dans différents rôles, notamment dans "Rouge baiser", "Germinal" en 1993, ou encore "Mon petit doigt m'a dit".
Il remporte le Molière du comédien lors de la 24ème cérémonie des Molières, le 25 avril 2010 pour ses rôles dans "L'Habilleur" (2009) et "Philoctète" (2009/2010).
Il meurt le 2 juillet 2010 à l'hôpital de la Salpêtrière de Paris suite à des complications pulmonaires après avoir été souffrant pendant plusieurs semaines. Le monde du théâtre a pleuré l'un de ses plus grands maîtres, une voix singulière, exigeante et généreuse qui a profondément marqué la création contemporaine.
Il repose auprès de ses parents, au cimetière du Montparnasse.




